SANTÉ ET PERSONNES ÂGÉES

Accès aux soins

Nous demanderons à  l’Agence Régionale de Santé un élargissement du zonage prioritaire à notre zone urbaine, en raison des importantes inégalités sociales et de la dégradation continue de l’accès au soin. Cette reconnaissance permettrait de développer les dispositifs d’aide à l’installation de médecins généralistes, et la signature de Contrat d’Engagement de Service Public avec de jeunes étudiants en médecine.  Nous ferons de la santé une priorité en facilitant l’accueil et l’installation de jeunes médecins, en intervenant auprès de l’État pour promouvoir l’Hôpital du Mans en un centre hospitalier universitaire (CHU) formateur de nouveaux médecins.

Nous mettrons en place une politique d’accès au soins qui se traduira par la création d’un nouveau centre de santé de proximité ( Maison de santé pluriprofessionnelle) associant médecins et médiateurs de santé. Ce projet sera élaboré en associant dès son origine usagers et futurs médecins volontaires dans le cadre d’un Contrat d’Engagement de Service Public lié à un engagement à exercer au Mans.

Vieillissement

Alors que le minimum vieillesse passe tout juste les 900€, l’accès aux Résidences Autonomie et aux Domiciles Collectifs gérés par le CCAS est difficile pour une grande partie de nos aînés. Nous mettrons en place des tarifs ou des aides progressifs plus en cohérence avec le niveau des pensions de retraite. Un effort social supplémentaire devra être fait en direction du portage des repas à domicile. En effet 5 tranches de tarifs seulement existent au-dessus du tarif de l’aide sociale. La première tranche comporte des revenus qui se tiennent à 30 euros d’écart seulement ! Faible effort pour le tarif le moins cher !

Plus largement, concernant la prise en charge des personnes âgées et dépendantes nous sommes favorables à un plan national d’investissement public pour la création d’EPHAD publics et de qualité et à la création d’un grand service public de l’autonomie financée à 100% par la sécurité sociale. Nous ferons, avec les associations, un bilan des besoins en EPHAD publics et étudierons la possibilité d’augmenter le nombre de places.

Pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées, La Souvenance, qui était à l’origine un projet municipal, devait être géré par le CCAS. Unique établissement dédié à cette prise en charge, avec juste une petite trentaine de lits dans 2 unités spécifiques à l’EHPAD CCAS, sa gestion a été confiée à une association sans exigence d’agrément à l’aide sociale. Ainsi avec un reste à charge qui dépasse les 3000€/mois, les personnes âgées avec des revenus modestes ne peuvent y accéder ou doivent le quitter quand leurs ressources ne leur permettent plus de faire face. Nous modifierons la convention et le cahier des charges qui lie la Métropole à l’Association, afin d’obtenir l’agrément à l’aide sociale permettant une égalité d’accès.