LE MANS VILLE EN TRANSITION

Le Mans, adhèrera au réseau des Villes en transition.

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1) Rénover l’habitat social et favoriser des logements économes et autonomes

* Réduire la consommation énergétique des logements sociaux et bâtiments publics (éco-isolation, puits canadiens, fours solaires, réfrigération naturelle, végétalisation des bâtiments et de la ville, réseaux de chaleur, valorisation des matériaux compatibles avec une production locale comme le chanvre, la paille et le bois de haies, photovoltaïque collectif, tarif social de l’énergie…)
* Accompagner les ménages à conjuguer économies et écologie : compostage, tri et zéro déchets, végétalisation d’espaces communs de production et conviviaux (fruits, légumes, petits élevages, plantes ornementales méllifères …), ateliers de transformation alimentaire, fabrication de produits écologiques, phyto-épuration, économie d’eau potable et gratuité des premiers mètres cube, toilettes sèches
* Créer un service municipal et coopératif (associations, coopératives) de l’amélioration de l’habitat pour accompagner la rénovation thermique du parc privé coopératif et locatif, la création d’habitats coopératifs, avec les collectifs d’artisans et d’agriculteurs volontaires
* Utiliser le logement social comme pilote pour les filières innovantes en éco-construction.

  • Favoriser les projets d’habitats écologiques et partagés et les coopératives d’habitants

2) Sécurité alimentaire pour tous, par l’agriculture paysanne, biologique et locale (Pacte pour la Transition)

* Zéro artificialisation des sols (ex : Béner, Auchan Ruaudin…) : reclassement des terrains constructibles en zones nourricières (agriculture, jardins partagés) et lieux de vie (lieux de culture ouverts aux échanges et rencontres…), révision du plan local d’urbanisme (PLUI, ZAP, remise en culture de friches…), aggradation des sols, zéro abattage d’arbres, une eau de qualité et accessible (premiers mètres cubes d’eau).
* Soutenir l’accès digne à une alimentation saine, paysanne et biologique (centres sociaux, paniers solidaires, vergers en ville, jardins d’insertion, épiceries solidaires, Amap, marchés paysans, supermarchés coopératifs…)
* former les élus, services techniques, agriculteurs, artisans et habitants aux enjeux et pratiques de l’agro-écologie et de l’alimentation relocalisée (visites d’expériences, actions collectives)

Au niveau de la métropole :
– Créer de l’emploi par les circuits courts et notamment la restauration collective
* en introduisant une alimentation de saison, bio avec protéines végétales
* par des partenariats entre agriculteurs, artisans, éducateurs et citoyens
* en réduisant la taille des cuisines collectives (écoles, personnes âgées) pour des repas de qualité
– Soutenir les investissements collectifs d’agriculteurs adaptés à l’alimentation locale (stockage, transformation, logistique, diversification, commercialisation, compostage, foncier accessible, test agricole, installation, transmission et reconfiguration des fermes, aide à la suppression des pesticides, bocage et bois bocager…)
– Viser l’autonomie alimentaire en 10 ans, en solidarité avec les territoires ruraux alentours

3) Plan de sortie des énergies fossiles pour le transport (Rapport 1,5°C, B&L Evolution)

* Créer un service municipal et coopératif des transports (associations, spécialistes des déplacements doux, élus, usagers) en appui à la SETRAM, déterminé à rendre la ville aux déplacements doux (pied, vélo, bus, tram, train, fret), à améliore la desserte des quartiers isolés, à faire des scénarios budgétaires (gratuité, connexion aux transports conventionnels, couverture et cadencement)
* Développer un parc de véhicules utilitaires légers pour les livraisons urbaines.
* Créer une maison municipale et coopérative du vélo avec les usagers et Cyclamaine (formation, conseil à l’entretien, réparation des cycles, densification des pistes cyclables sécurisées, parkings à vélo couverts).
* Limiter l’automobile (zones 30, parkings et ralentissements en sortie de ville), interdire les véhicules lourds en ville et développer les plateformes d’interconnexion en bordure de la ville avec les véhicules utilitaires légers, vélos et transports en commun.

4) Sécurité énergétique : consommation divisée par 2 sur le mandat, conformément au scénario Négawatt

* Diviser par 2 la consommation nocturne liée à l’éclairage public, aux magasins et aux bureaux
* Créer une commission citoyenne (citoyens, entreprises, élus) pour le pilotage sécurisé des extinctions (hors temps d’activité, détection de présence…) et le développement des énergies renouvelables (tarif social de l’énergie) sous la responsabilité d’un élu municipal.
– Adopter un schéma communal ou intercommunal en vue de la réduction de la consommation énergétique par la rénovation thermique des locaux publics