Contrôle à mi-mandat, Assemblées de quartier, Vie associative, Jeunesse, Accueil, Sécurité

Le temps du féodalisme municipal est révolu. Une personne ne peut être seule détentrice de tous les pouvoirs, générant autour de lui, ou d’elle, un ensemble de courtisans et courtisanes. Le pouvoir doit d’abord être celui des mancelles et des manceaux.
 Notre démarche citoyenne ne s’arrêtera pas au lendemain des élections. Vous, habitantes et habitants du Mans, serez parties prenantes des discussions et des décisions prises. Nous nous engageons à faire vivre la démocratie locale en vous donnant un réel pouvoir d’agir.
Elu-e-s de demain, nous nous engageons à respecter la charte ANTICOR (parité, non-cumul des mandats/fonctions, encadrement des indemnités des élu-e-s, déclaration de patrimoine et d’intérêts, transparence et contrôle sur les rencontres élu-e-s/lobbies d’intérêts privés).

CONTRÔLE CITOYEN ET DÉMOCRATIE RÉELLE

Contrôle à mi-mandat

Elu.e.s, nous instaurerons à mi-mandat un processus de contrôle de notre action.


Nous proposons la création d’une conférence citoyenne associant des électeurs tirés au sort ou des habitants représentant leur quartier.

Assemblées de Quartier

Les conseils de quartier ou conseils citoyens ne disposent d’aucun pouvoir, d’aucun moyen autonome. Ils traitent des sujets qu’on leur impose. Nous instaurerons des assemblées de quartiers, dotées de pouvoirs et de moyens. Elles pourront décider de l’ordre du jour des réunions.

Nous proposons :   
>>> des assemblées de quartier dotées de réels pouvoirs avec des budgets autonomes, la présence d’élu-e-s référent-e-s, et deux représentant-e-s par assemblée qui participeraient au conseil municipal et pourraient y interpeller les élus.
 >>> un pouvoir de lancer des consultations locales, au terme de débats au sein des assemblées de quartier.

Pour garantir l‘indépendance de ces assemblées, nous confierons à une entité indépendante leur organisation. Les associations d’Éducation Populaire, réunies aujourd’hui au sein du CoJEP (Collectif Jeunesse Éducation Populaire) seront sollicités, après convention, pour y contribuer.

Lors des consultations locales, nous donnerons le droit de vote à toutes les personnes domiciliées au Mans, quelque soit leur statut au regard de la loi électorale. Nous soutiendrons la proposition d’accorder le droit de vote des personnes issues de l’immigration aux élections locales, afin de les reconnaître comme des citoyens responsables, ayant les mêmes droits.

Des maisons de quartier, espaces de proximité

A l’instar des MJC ou des Centres Sociaux, dont la capacité à réunir bénévoles et professionnels autour d’un projet est reconnue, les Maisons de Quartier seront redynamisées pour devenir de véritables espaces de proximité, fréquentés par les habitants et les associations et animés par des professionnels. Une attention particulière sera accordée aux quartiers qui s’estimeraient insuffisamment dotés de tels équipements.

VIE ASSOCIATIVE, ÉDUCATION, JEUNESSE, ENFANCE

Conseil Local pour la Vie Associative

Les associations seront invitées à participer à un Conseil Local pour la Vie Associative, régi par une Charte co-construite, qui sera l’instance privilégiée de rencontres et d’échanges pour les accompagner dans leurs actions et projets. Le financement des associations sera établi sur un principe de subventions pluriannuelles. Les associations doivent être encouragées dans leur capacité à agir, et à mener leurs propres projets. Ce cadre de discussion permettra de trouver les ressources favorisant la mutualisation des actions. Nous accompagnerons les associations pour agir au mieux sur l’éducation et la formation des jeunes et des habitants.es.

Jeunesse

Nous entreprendrons une transformation complète du Projet Educatif Local pour l’enfance et la jeunesse. Nous travaillerons à passer d’une politique de l’offre à une politique associant jeunes et associations à la définition du Projet Educatif Local. Nous créerons de cette manière un Comité Action Jeunesse du Mans dans lequel les jeunes seront considérés comme acteurs responsables de leur vie. La mixité sociale, la place égale des garçons et des filles, la création de réseaux d’entraide, l’accompagnement des projets personnels et collectifs, l’aide à la création et à l’innovation, la connaissance des droits et le respect de la diversité culturelle en constitueront le fondement. Nous veillerons à l’implantation de nouvelles structures d’animations pour les jeunes, en veillant spécialement à la place des jeunes filles dans la cité.

Éducation et Activités Périscolaires

Un programme éducatif ne saurait être une simple succession d’activités, enfermant les enfants et leurs familles dans une offre de consommation. Nous inscrirons dans le Projet Educatif Local refondé la dimension éducative du travail scolaire et périscolaire. Nous y affirmerons 5 engagements éducatifs prioritaires :

  • Des enseignants valorisés dans leur travail éducatif.
  • Des familles actives et responsables.
  • Des enfants reconnus dans l’expression de leurs choix et leurs envies.
  • Des activités confortant le respect des autres, l’éducation à la démocratie, la diversité culturelle, l’égalité filles garçons, la coopération, l’éducation à l’empathie et au règlement des conflits.
  • Des parcours d’éducation sportifs, artistiques et culturels pour tous les enfants dans tous les territoires.

L’offre éducative ne peut se faire en fonction des moyens financiers des familles. La gratuité des activités périscolaires doit être une réalité. L’éducation doit être pensée comme un investissement pour l’avenir et y consacrer les budgets nécessaires. Nous encouragerons les activités permettant aux enfants de mieux comprendre le monde qui les entoure, de donner un avis et formuler un jugement, mais aussi d’agir par des projets créatifs. Nous nous engageons pour une éducation artistique et culturelle qui crée des passerelles entre les cultures vivantes sur un territoire, entre les générations, entre les temps de vie de l’enfant et du jeune, entre les acteurs.

Petite Enfance

L’offre de places en crèche est très insuffisante actuellement. Certains quartiers sont oubliés et de nombreuses demandes ne sont pas satisfaites. Nous accorderons une attention toute particulière à la possibilité d’accès aux crèches municipales : adaptation des horaires,  augmentation du nombre de places et surtout création de places d’urgence. Trop de femmes, souvent isolées, ne peuvent se rendre à un entretien d’embauche ou accepter des petites missions de travail, faute de pouvoir faire garder leur enfant. Même si les accueils temporaires sont possibles, cette question doit être mieux prise en compte. Nous augmenterons le taux d’encadrement pour répondre au mieux aux besoins des enfants et pour pouvoir accueillir les enfants porteurs de handicap dans de bonnes conditions.

Nous formerons les personnels des crèches, des Temps d’Animation Périscolaires, et des centres de loisirs à la diversité culturelle, l’empathie, le règlement des conflits, l’égalité filles garçons.

UNE VILLE SÛRE ET ACCUEILLANTE

Territoire d’Accueil

La ville du Mans adhérera à l’association nationale des villes et territoires accueillants s’engageant, à son échelle, à mener des actions concrètes afin d’améliorer l’accueil des migrants dans le respects des droits humains et des valeurs de solidarité. Nous créerons des dispositifs publics de premier accueil, à dimension humaine et en lien avec les acteurs associatifs. Nous encouragerons les citoyen·nes de la commune à être solidaires envers les personnes migrantes. (mesure 26 du Pacte pour la Transition)

Sécurité et Politique de Proximité

La sécurité des biens et des personnes est présentée comme une priorité dans le débat public. Chaque liste y va de la nécessité de développer la police municipale, de l’armer, de multiplier les caméras de surveillance. C’est à une escalade sécuritaire que ce livrent ainsi les candidat.e.s à la mairie. Ce n’est pas sérieux. L’escalade technologique n’apporte aucune protection lors d’une agression. 30, 50, 80 agents municipaux ? La présence policière sera toujours jugée insuffisante par les victimes quand une agression sera constatée. On nous vante maintenant les miracles de la reconnaissance faciale, ou de drones… seuls les industriels de la sécurité vont y trouver leur intérêt. Pour les citoyens, il faut plutôt y voir de nouvelles atteintes à leurs libertés individuelles. Ces propositions démagogiques sont un aveu d’impuissance de la part de ceux-celles qui prétendent diriger la ville.

Nous proposons de combattre l’insécurité, les délits et les incivilités par une politique de proximité en faisant vivre les assemblées que nous allons créer dans chaque petit quartier. Nous réunirons régulièrement tous les acteurs de terrain pour élaborer des stratégies globales ou ciblées. Cela était prévu lors de la constitution des 3 Zones de Sécurité Prioritaires au Mans. Mais aucun suivi régulier n’a été fait. C’est pourtant avec les hommes et les femmes au plus près du terrain que les choses se disent, que les îlots de délinquance s’identifient, que les mesures se construisent. Rien ne remplace la proximité et la présence humaine.

Selon une étude de 2018, l’usage d’images n’est efficace que dans 1 à 3 % des cas, et la vidéo ne fait que déplacer le problème à quelques dizaines de mètres. C’est ce que nous révèlent les études du secteur public de la recherche. Nous arrêterons le développement de la vidéo surveillance dans les lieux ouverts et redéploierons les moyens vers la présence humaine et la prévention. Nous refuserons l’armement de la police municipale et reviendrons sur les dotations en pistolets à impulsion électrique.

Avec l’appui de la recherche publique nous construirons un diagnostic précis des violences et des incivilités. Il s’agit de dépasser le simple constat pour en analyser les causes et orienter la formation et le redéploiement des agents de proximité et de la police municipale, dans chaque quartier. Rien ne doit être dissimuler de la réalité du terrain.

Nous nous appuierons sur les associations spécialisées en prévention des risques et lutte contre les addictions pour mettre en place un groupe de déambulation nocturne durant les soirées de week-end. Ces personnes seront formées au premier secours, à la médiation et à la lutte contre les addictions sur le modèle d’expérimentations déjà menées entre autres à Rennes, Grenoble ou Angers. Il s’agit de faire un vrai travail de prévention et donc de sécuriser la vie festive au Mans. 

Le travail commun entre les équipes de la recherche publique et les acteurs associatifs n’a jamais été entrepris au Mans. Il se mènera tout en étant veillant au renforcement des effectifs de la Police nationale.